"L'amour de la vérité est-il si avéré ? "
Partout, on peut entendre des déclarations enflammées et solennelles, de celles et ceux qui prétendent connaître et dire toujours, toute, la vérité - mais aussi il faut parfois s'engager à dire toute la vérité, sinon... La prétention ne coûte rien, elle assure et rassure, elle est parfois nécessaire, comme la signature au bas d'un contrat. Mais "la vérité" est-elle si aimée que cela ? Mentir, cacher, dissimuler, ne pas accepter et reconnaître, ignorer volontaire, ne s'agit-il pas de comportements, de choix si fréquents parce que tellement utiles, tellement agréables aussi, et parfois plus encore, nécessaires ? Dans les histoires réelles et les fictions policières, il est fréquent d'observer qu'un membre de la police ou de la justice refuse de revenir sur un jugement, une décision ou un dossier, par conformisme ou par entêtement et refus de reconnaître des évidences. Dans l'affaire Dreyfus, même après que le véritable traître eut été identifié (Esterhazy), certains refusèrent de croire et de reconnaître l'innocence du patriote français, juif, Alfred Dreyfus.